
Introduction
Face à des symptômes divers et déconcertants tels que les maux de tête récurrents, les troubles digestifs, les démangeaisons, ou encore les rougeurs cutanées, il est fréquent de se sentir perdu face à l’intolérance à l’histamine.
Alors, on se demande ce que l’on peut bien manger sans risquer de nouveaux malaises liés à l’intolérance à l’histamine.
Aussi, si cette sensation de « réagir à tout » vous est familière, l’intolérance à l’histamine pourrait être la clé de vos maux. En effet, souvent associée aux allergies et aux prescriptions d’antihistaminiques, cette molécule joue un rôle bien plus complexe dans notre corps.
Dans cet article, nous allons explorer ensemble les mystères de l’histamine : de son fonctionnement dans notre organisme à ses effets lorsqu’elle devient problématique.
En outre, nous aborderons également les moyens de la détecter, de la comprendre, et surtout, de trouver des solutions adaptées pour améliorer votre qualité de vie.
Préparez-vous donc à démêler le vrai du faux et à découvrir des stratégies concrètes pour vivre mieux avec l’intolérance à l’histamine.
Qu’est-ce que l’histamine ?
Pour comprendre ce qu’est l’histamine et son lien avec l’intolérance à l’histamine, parlons tout d’abord de l’histidine. C’est un acide aminé, c’est-à-dire une petite molécule qui fait partie des blocs de construction des protéines.
Pour mieux illustrer, imaginons un collier de perles (une protéine). Ici, l’acide aminé serait donc une des perles. En effet, la protéine est ainsi constituée de plusieurs acides aminés, tout comme le collier est constitué de plusieurs perles.
Ensuite, cette histidine est transformée dans notre corps en histamine grâce à une enzyme appelée l’histidine décarboxylase. Le processus de cette transformation s’appelle une réaction de décarboxylation.
En d’autres termes, cela signifie que l’histidine perd une petite partie appelée « groupe carboxyle » (-COOH), qui devient du dioxyde de carbone (CO2).
Cependant, lorsque ce processus est perturbé, cela peut conduire à une intolérance à l’histamine.
En résumé, et pour simplifier encore plus :
– L’histidine (un acide aminé / une perle du collier) se lie à une enzyme.
– Ensuite, l’enzyme enlève une partie de l’histidine (CO2).
– Enfin, ce qui reste de l’histidine devient l’histamine, une molécule importante pour plusieurs fonctions du corps.
A quoi sert l’histamine ? Quel est son rôle ?
L’histamine joue plusieurs rôles importants dans le corps. En effet, son action peut varier en fonction de l’endroit où elle est libérée et des récepteurs sur lesquels elle agit. Voici quelques-unes de ses fonctions clés.
Les réactions allergiques
Lorsqu’une personne est exposée à un allergène (comme le pollen, les poils d’animaux ou certains aliments), l’histamine est libérée par les mastocytes et les basophiles. Cela provoque des symptômes allergiques tels que des démangeaisons, un nez qui coule, et des yeux rouges et larmoyants.
La digestion
Dans l’estomac, l’histamine stimule la production d’acide gastrique en se liant aux récepteurs H2 des cellules pariétales (nous en reparlerons plus bas). Cet acide est indispensable pour la digestion des aliments et l’absorption des nutriments.
La neurotransmission
Dans le cerveau, l’histamine agit comme un neurotransmetteur. Elle est impliquée dans la régulation du cycle veille-sommeil, la vigilance, et l’appétit. Les neurones histaminergiques, qui libèrent de l’histamine, sont principalement situés dans l’hypothalamus.
La réponse immunitaire
L’histamine joue également un rôle dans la modulation de la réponse immunitaire, aidant ainsi à combattre les infections et à réparer les tissus endommagés.
En outre, la réaction à l’histamine est dose-dépendante : elle survient à partir d’un certain seuil propre à chaque individu.
Par conséquent, en cas d’intolérance à l’histamine, il est important pour la personne concernée de mettre en place une phase d’observation prolongée entre son alimentation et ses symptômes.
Cette démarche permet de trouver l’équilibre nécessaire pour mieux gérer les réactions.
Quel organe fabrique de l’histamine ?
L’histamine est produite par les mastocytes et les basophiles, qui sont des cellules du système immunitaire. En effet, les mastocytes sont présents dans les tissus conjonctifs, notamment la peau, les voies respiratoires et les intestins, tandis que les basophiles circulent dans le sang. De plus, ces cellules contiennent des granules qui stockent de grandes quantités d’histamine.
Lorsqu’un stimulus déclenche la libération d’histamine, tel qu’une allergie, une blessure ou une infection, les granules des mastocytes et des basophiles libèrent leur contenu dans le tissu environnant.
En conséquence, cette libération peut également se produire dans la circulation sanguine. E
Une libération rapide permet à l’histamine d’agir rapidement pour provoquer une réponse inflammatoire ou allergique.
Ainsi, en cas d’intolérance à l’histamine, cette libération peut provoquer divers symptômes inconfortables.
Par conséquent, il est crucial de comprendre comment cette substance est régulée dans le corps pour mieux gérer les symptômes de l’intolérance à l’histamine.
Où sont les récepteurs à l’histamine ?
Les récepteurs à l’histamine sont présents dans tout le corps et appartiennent à quatre types principaux : H1, H2, H3, et H4. Chacun de ces récepteurs a une distribution et une fonction spécifique :
Les récepteurs H1
Ils se trouvent principalement dans les cellules endothéliales (qui tapissent les vaisseaux sanguins), les cellules musculaires lisses des bronches, et le système nerveux central. La stimulation des récepteurs H1 provoque des symptômes allergiques, comme les démangeaisons et la bronchoconstriction.
Les récepteurs H2
Présents principalement dans l’estomac, ils stimulent la production d’acide gastrique. Aussi, ils se trouvent également dans le cœur et jouent un rôle dans la régulation de la fréquence cardiaque et de la contraction myocardique.
Les récepteurs H3
Situés principalement dans le système nerveux central, ils modulent la libération de plusieurs neurotransmetteurs, y compris l’histamine elle-même. Ils sont impliqués dans la régulation du sommeil, de l’appétit et des fonctions cognitives.
Les récepteurs H4
Découverts plus récemment, ils se trouvent dans les cellules du système immunitaire et sont impliqués dans la modulation de la réponse immunitaire et de l’inflammation.
Ainsi, la présence de ces récepteurs à différents endroits du corps explique pourquoi l’histamine a des effets si variés.
De ce fait, en cas d’intolérance à l’histamine, les différents symptômes ressentis peuvent être liés à la stimulation de ces récepteurs spécifiques.
Par conséquent, cela souligne l’importance de bien comprendre le rôle de chaque récepteur pour mieux gérer les symptômes de l’intolérance à l’histamine.
Qu’est-ce que l’intolérance à l’histamine ?
L’intolérance à l’histamine est une condition dans laquelle le corps réagit de manière excessive à des niveaux normaux ou élevés d’histamine. Contrairement aux allergies, qui impliquent une réponse immunitaire spécifique à un allergène, l’intolérance à l’histamine est due à un excès d’histamine dans le corps, souvent en raison d’une dégradation insuffisante.
Tout d’abord, les symptômes de l’intolérance à l’histamine peuvent être variés et affecter plusieurs systèmes du corps.
Par exemple, ils peuvent inclure des maux de tête, des troubles digestifs, des réactions cutanées, des problèmes respiratoires et des symptômes cardiovasculaires. Ces symptômes peuvent varier en intensité et en fréquence, et ils peuvent être déclenchés par plusieurs facteurs.
Ensuite, la consommation d’aliments riches en histamine est l’un des déclencheurs courants de ces symptômes.
De plus, le stress et l’exposition à des allergènes peuvent également aggraver les manifestations de l’intolérance à l’histamine.
Ainsi, il est crucial de comprendre et de gérer ces différents déclencheurs pour atténuer les symptômes de l’intolérance à l’histamine et améliorer la qualité de vie des personnes affectées.
Comment l’intolérance à l’histamine survient-elle ?
L’intolérance à l’histamine survient généralement lorsque le corps ne parvient pas à décomposer l’histamine de manière adéquate.
Aussi, cette incapacité peut être due à une faible activité des enzymes responsables de la dégradation de l’histamine, principalement la DAO (diamine oxydase) et, dans une moindre mesure, l’HNMT (l’histamine N-méthyltransférase).
La DAO
En premier lieu, la DAO (‘enzyme Diamine Oxydase) est l’enzyme principale qui décompose l’histamine présente dans les aliments et l’histamine libérée dans le tractus gastro-intestinal. Lorsque cette enzyme est déficiente ou inhibée, l’histamine s’accumule dans le corps, provoquant divers symptômes d’intolérance à l’histamine.
Plusieurs facteurs peuvent influencer l’activité de la DAO :
Sa fonction
La principale fonction de la DAO est de dégrader l’histamine. Aussi, lorsque nous consommons des aliments riches en histamine ou que notre corps libère de l’histamine en réponse à certains stimuli, la DAO aide à décomposer cette histamine en ses composants non actifs.
Cela permet de maintenir des niveaux d’histamine adéquats dans l’organisme et d’éviter une accumulation excessive.
Sa localisation
Elle se trouve principalement dans les reins et le système digestif, avec une moindre présence dans les muscles et encore moins dans le cerveau.
Elle est principalement produite dans les cellules épithéliales de la muqueuse intestinale, spécifiquement dans la bordure en brosse des cellules entérocytes. C’est là qu’elle est synthétisée et sécrétée pour dégrader l’histamine.
Les conséquences de son déséquilibre
Un déficit ou une diminution de l’activité de la DAO , engendre une accumulation d’histamine dans le corps, provoquant divers symptômes d’intolérance à l’histamine. En effet, l’enzyme ne peut pas dégrader efficacement cette molécule.
Les facteurs influençant son activité
Les facteurs génétiques
Certaines variations génétiques peuvent affecter la production et l’activité de la DAO, rendant certaines personnes plus sujettes à l’intolérance à l’histamine.
L’Alimentation
La consommation d’aliments riches en histamine peut accroître la charge d’histamine à dégrader par la DAO, mettant à l’épreuve sa capacité fonctionnelle.
Les médicaments et les conditions médicales :
Certains médicaments, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antidépresseurs et les antibiotiques, ainsi que des conditions médicales telles que les maladies inflammatoires de l’intestin, peuvent inhiber l’activité de la DAO.
Les maladies intestinales
Les maladies inflammatoires de l’intestin, telles que la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, peuvent réduire la production et l’activité de la DAO.
L’alcool
La consommation d’alcool peut inhiber l’activité de la DAO et augmenter la libération d’histamine.
La HNMT
Son rôle
C’est une enzyme essentielle impliquée dans le métabolisme de l’histamine. Son rôle principal est de méthyler l’histamine.
La méthylation est un processus chimique important dans le corps où des groupes méthyle sont ajoutés à certaines molécules. Cela aide à contrôler comment les gènes fonctionnent et à maintenir la santé des cellules. Elle joue un rôle crucial dans divers processus biochimiques essentiels à la santé, y compris la dégradation de l’histamine à l’intérieur des cellules.
Ce processus de méthylation rend l’histamine inactive et facilite son élimination par l’organisme. Cette action se déroule principalement dans les tissus du système nerveux central.
Sa localisation
Contrairement à la diamine oxydase (DAO), qui agit principalement dans le tractus gastro-intestinal pour dégrader l’histamine provenant des aliments, la HNMT intervient davantage dans la dégradation de l’histamine au niveau du cerveau.
De plus, cette HNMT joue un rôle dans la dégradation de l’histamine dans d’autres tissus nerveux périphériques. Aussi, elle contribue ainsi à la régulation de divers processus neurologiques et comportementaux.
Les conséquences de son déséquilibre
Un déséquilibre ou une insuffisance de son activité peut avoir plusieurs conséquences.
En effet, cela peut entraîner une accumulation d’histamine dans le cerveau, ce qui peut perturber les fonctions neurologiques normales. Aussi, des niveaux élevés d’histamine non métabolisée peuvent contribuer à des symptômes neurologiques tels que des troubles du sommeil, des maux de tête, une hyperactivité, voire des troubles anxieux.
Le facteur génétique
Il est également important de noter que des variations génétiques affectant l’activité de la HNMT peuvent jouer un rôle dans la susceptibilité individuelle à développer des conditions liées à une réponse excessive à l’histamine dans le cerveau.
Aussi, ces variations génétiques peuvent influencer la capacité de l’organisme à métaboliser efficacement l’histamine, affectant ainsi la santé neurologique et psychiatrique globale de l’individu.
Dans certains cas, ces enzymes ne fonctionnent plus correctement, peuvent mal fonctionner, ou être dépassées par la charge de travail. De ce fait, la quantité d’histamine dépasse alors leur capacité de dégradation.
C’est alors que les symptômes liés à la libération ou à la présence d’histamine se déclenchent.
Ainsi, comprendre les différents facteurs qui influencent ces enzymes est essentiel pour mieux gérer et traiter l’intolérance à l’histamine.
Quand suspecter un excès d’histamine cérébrale ?
- Trouble sommeil
- Stress chronique
- Maux de tête
- Conduites addictives
- Perte motivation
- Boulimie, compulsion alimentaire
- Troubles mémoires
- Perturbation de régulation des NT : dopamine et sérotonine en particulier. Pour ce, on donne des CA, mais on ne pense pas à l’histamine.
Dans quel cas peut-on être en excès d’histamine ?
Un excès d’histamine peut survenir pour plusieurs raisons.
La consommation d’aliments riches en histamine
Les aliments tels que les fromages vieillis, les poissons en conserve, la charcuterie, et le vin sont particulièrement riches en histamine.
Les aliments qui inhibent la DAO
L’alcool, les boissons énergisantes et le thé noir inhibent l’activité de la DAO. Par conséquent, une consommation excessive de ces boissons peut provoquer des réactions histaminiques dans certains cas.
Le déséquilibre des enzymes
Une activité réduite des enzymes DAO et HNMT peut empêcher la dégradation efficace de l’histamine. Attention, les analyses en laboratoires ne sont pas toujours assez pertinentes. De ce fait, il faut se baser sur la clinique, les symptômes.
Les conditions médicales sous-jacentes
Des maladies chroniques comme la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse, et les infections bactériennes ou fongiques, les virus (herpès, Covid, Lyme) peuvent augmenter les niveaux d’histamine.
Les intolérances alimentaires et les allergies
Les réactions allergiques augmentent la libération d’histamine par les mastocytes et les basophiles, entraînant un excès.
Le stress et déséquilibres hormonaux dans l’intolérance à l’histamine
Le stress chronique empêche la dégradation de l’histamine. C’est pourquoi, en cas d’effondrement du cortisol, burn out par exemple, les symptômes inflammatoires ressurgissent (dont les réactions à l’histamine).
Aussi, une prédominance oestrogénique peut également augmenter la production et la libération d’histamine.
Le défaut génétique d’activité de la DAO
Tout d’abord, il faut déjà savoir qu’une partie de la population a un déficit génétique de DAO. Chez ces personnes les problèmes sont depuis la naissance.
De ce fait, des tests génétiques existent, ils sont intéressants lorsqu’il y a une cumulation de symptômes depuis la petite enfance.
Le déséquilibre entre la capacité enzymatique et l’apport d’histamine alimentaire
Cette réaction dépend de la dose. En effet, les réactions surviennent lorsque les niveaux dépassent un certain seuil. Or, ce seuil varie d’une personne à l’autre et peut changer avec le temps.
Par conséquent, la personne concernée doit observer attentivement son alimentation et ses symptômes sur une période prolongée. Cela permet de trouver un équilibre adapté.
Le cas de la dysbiose de putréfaction, dans l’intolérance à l’histamine
D’autres amines biogènes peuvent saturer la DAO en cas de dysbiose de putréfaction.
Présente dans l’intestin, la DAO oxyde non seulement l’histamine, mais aussi d’autres amines biogènes telles que la cadavérine et la putréscine.
Aussi, ces deux amines sont prioritaires sur l’histamine dans le processus de dégradation par la DAO.
C’est pourquoi, en cas de dysbiose de putréfaction, un déséquilibre bactérien intestinal se manifeste par des gaz et des selles odorantes, souvent molles. De ce fait, ces amines biogènes sont présentes en plus grande quantité.
De plus, ces amines biogènes saturent également la HNMT. Il est donc crucial de traiter la dysbiose de putréfaction en amont.
Le cas de la porosité intestinale
La DAO est produite dans la muqueuse intestinale. C’est pourquoi, une porosité de cette muqueuse compromet gravement sa production. Moins de DAO peut, en fonction de l’alimentation, conduire à une accumulation excessive d’histamine, entraînant une histaminose.
Les autres cas liés au système digestif
Le SIBO, la prolifération de candida albicans… La toxicité des bactéries impliquées perturbe, voire détruit la DAO.
Les carences en micronutriments
Il est nécessaire de ne pas manquer de vitamines B6, B12 et C, ainsi que du cuivre, du fer et du zinc pour que la DAO fonctionne correctement.
Malheureusement, il n’est pas rare de nos jours d’avoir des carences en ces micronutriments.
De ce fait, vérifiez les niveaux de ces cofacteurs par des dosages appropriés et corrigez-les si nécessaire.
Le défaut de méthylation
Comme nous l’avons vu plus haut, la méthylation est un processus biochimique essentiel pour de nombreuses fonctions vitales, dont la dégradation de l’histamine à l’intérieur des cellules.
Prenons l’exemple d’un excès d’œstrogènes dans l’organisme. En effet, il est crucial de métaboliser efficacement ces hormones. Aussi, ce processus de métabolisation dépend en grande partie d’une bonne méthylation, notamment de l’enzyme HNMT (Histamine N-Méthyltransférase), qui dégrade l’histamine.
Par conséquent, un défaut de méthylation, c’est-à-dire une méthylation insuffisante, peut contribuer à une accumulation excessive d’histamine, conduisant à une condition appelée histaminose.
Enfin, pour garantir une méthylation adéquate, il est important de maintenir des niveaux suffisants de vitamines B6, B9 et B12. Des analyses de sang spécifiques permettent d’évaluer ces éventuelles carences, qui seront à corriger avec une supplémentation si nécessaire.
Quels sont les symptômes de l’intolérance à l’histamine ?
En premier lieu, on retrouve surtout les ballonnements et la sensation d’être « plein » après les repas (fatigue). Mais il y a bien d’autres symptômes et la liste est longue…
Les symptômes neurologiques et psychologiques de l’intolérance à l’histamine
- Maux de tête, sensation de pression dans la tête
- Vertige
- Brouillard cérébral, difficulté de concentration
- Mal-être, états dépressifs
- Picotements dans la bouche, toux, raclements de gorge, mucosités épaisses
- Sensation immédiate de mal supporter l’ingestion d’un aliment
Les signes digestifs de l’intolérance à l’histamine
- Reflux, indigestion, impression de ne rien supporter, de ne rien pouvoir manger
- Douleurs intestinales, épisodes de diarrhées, ballonnements, constipation
- Nausée
- Remontée acide
- Dysménorrhée
Les symptômes cutanés de l’intolérance à l’histamine
- Rougeurs faciales, démangeaisons, acné, flush
- Gonflements
- Allergie au soleil
- Aphtes
Les signes respiratoires de l’intolérance à l’histamine
- Nez qui coule, congestion nasale, saignements de nez
- Rhinorrhée, reniflement, éternuements
Les symptômes oculaires de l’intolérance à l’histamine
- Troubles de la vision, yeux secs, rouges, larmoyants, accumulation de matière jaune dans le coin des yeux
Les signes urinaires de l’intolérance à l’histamine
- Mictions fréquentes (envies d’uriner fréquentes), vessie douloureuse
Les symptômes cardiovasculaires de l’intolérance à l’histamine
- Palpitations, tremblements
- Chute de tension, signes cardiovasculaires
Les autres symptômes de l’intolérance à l’histamine
- Fatigue physique et mentale
- Troubles du sommeil, insomnie, sueurs nocturnes
- Bouffées de chaleur hors ménopause
- Hypersensibilité au bruit, aux ondes
- Essoufflement
- Hypotonie, collapsus
Dans la majorité des cas, on observe entre 9 et 10 symptômes différents. Cependant, dès l’apparition de 2 à 3 symptômes, il est crucial de considérer une possible intolérance à l’histamine.
Lorsque l’on rencontre de manière récurrente un ensemble de symptômes, notamment des troubles digestifs pour lesquels aucune solution n’a été trouvée, il est important de considérer l’intolérance à l’histamine.
En effet, ces symptômes peuvent inclure des affections telles que le SIBO, la candidose, le côlon irritable ou une intolérance au gluten non cœliaque.
De même, lorsqu’une personne présente un tableau clinique varié comprenant des symptômes affectant le système digestif, cardiovasculaire, fonctionnel, ou cérébral, il est essentiel d’avoir en tête la possibilité d’une intolérance à l’histamine.
Les symptômes varient d’une personne à l’autre et dépendent également de facteurs comme le stress, les hormones et la santé intestinale.
La variabilité des symptômes rend parfois difficile l’identification de l’intolérance à l’histamine, surtout sans une approche globale et holistique de la santé.
Quelques exemples de troubles de santé associés à l’intolérance à l’histamine
Les troubles intestinaux et l’intolérance à l’histamine
- De nombreuses personnes atteintes de syndrome du côlon irritable (SCI) signalent une aggravation des symptômes digestifs en raison de l’accumulation d’histamine.
- La relation entre dysbiose et intolérance à l’histamine doit être systématiquement évaluée, avec une activité de la diamine oxydase (DAO) faible ou absente.
- Une activité DAO faible est souvent associée à une recrudescence du syndrome de l’intestin irritable.
- Il existe une relation entre le « leaky gut » (perméabilité intestinale) et un déficit en DAO, ainsi qu’une intolérance à l’histamine.
- On retrouve une activité DAO diminuée dans toutes les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
- Il est important de penser à l’intolérance à l’histamine en cas de SIBO, parasitose, candidose et infection à Helicobacter pylori.
- En cas de candidose, dans 9 cas sur 10, il y a une intolérance à l’histamine avec une activité DAO basse (pas toujours). Parfois, l’activité DAO est normale, mais l’histamine fécale est augmentée, avec tous les signes d’intolérance à l’histamine.
- Maladie cœliaque : il existe une association entre migraine et maladie cœliaque, ainsi que la sensibilité au gluten. Il y a une relation étroite entre migraine, troubles gastro-intestinaux (cœliaque ou intolérance au gluten non cœliaque) et intolérance à l’histamine.
- Chez les personnes intolérantes au gluten, migraineuses ou non, il est toujours recommandé de rechercher une intolérance à l’histamine et une activité défaillante de la DAO.
Les troubles dermatologiques et l’intolérance à l’histamine
- Les réactions cutanées, telles que l’urticaire et les démangeaisons, peuvent être exacerbées par une intolérance à l’histamine.
- Lors d’une intolérance à l’histamine, il est fréquent de trouver de l’eczéma atopique ou allergique.
- Grâce à un régime pauvre en histamine, il est possible de réduire l’apparition de troubles cutanés.
L’Asthme et l’intolérance à l’histamine
- L’histamine peut provoquer des spasmes bronchiques, aggravant les symptômes de l’asthme.
La migraine et l’intolérance à l’histamine
- Les crises de migraine peuvent être déclenchées par des aliments riches en histamine et sont souvent plus fréquentes chez les personnes qui présentent une intolérance à l’histamine.
- Il existe une relation entre une activité faible de la DAO et les migraines. Par conséquent, il est recommandé, devant tout état migraineux, de mesurer l’activité de la DAO, de réduire les aliments histaminogènes et d’envisager une supplémentation pour aider à éliminer l’histamine.
L’anxiété et dépression et l’intolérance à l’histamine
- Il existe des preuves suggérant que l’histamine peut influencer l’humeur et le comportement, et une intolérance à l’histamine pourrait contribuer à des troubles de santé mentale.
Les troubles du développement neuronal, les maladies neurodégénératives et l’intolérance à l’histamine
Ce sont des domaines de santé où l’intolérance à l’histamine peut jouer un rôle significatif.
La présence de l’enzyme DAO
Nous l’avons vu, elle aide à dégrader l’histamine. Elle se trouve principalement dans les reins et le système digestif, avec une moindre présence dans les muscles et encore moins dans le cerveau. Cette répartition limite la capacité du cerveau à gérer un excès d’histamine.
Les effets nocifs de l’histamine
Des recherches indiquent que des niveaux élevés d’histamine ou de prostaglandines de type 2 peuvent avoir un impact négatif sur la fonction vasculaire cérébrale. Ces substances produites dans le corps jouent un rôle clé dans l’inflammation et la régulation du flux sanguin. Aussi, ceci peut affecter potentiellement la santé neuronale.
Le lien avec les troubles du développement neuronal
Des études montrent une corrélation entre les troubles du développement neuronal, tels que le TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité), et une mauvaise gestion de l’histamine. Aussi, cette corrélation s’étend aux maladies neurodégénératives comme Alzheimer.
Le lien avec les maladies atopiques et les allergies
Le TDAH chez les enfants est souvent associé à des maladies atopiques telles que l’asthme et l’eczéma, ainsi qu’à des allergies et des intolérances alimentaires. De plus, les conditions peuvent être exacerbées par une mauvaise dégradation de l’histamine, aggravant ainsi les symptômes neurologiques.
Le déficit de l’attention et l’hyperactivité (TDAH) et l’intolérance à l’histamine
- Certains médicaments (comme la ritaline) pour traiter le TDAH sont des inhibiteurs de l’activité DAO, ce qui a conduit des pédopsychiatres espagnols à tirer la sonnette d’alarme. Une solution pourrait être de donner de l’histamine DAO complexe de Copmed.
- Une récente étude sur 89 enfants en psychiatrie a montré que 77% avaient une diminution de l’activité DAO et 15,9% avaient une diminution sévère.
- Si un enfant présente un TDAH, il est recommandé de mesurer l’activité DAO, de réduire les aliments histaminogènes et d’utiliser des compléments avec DAO végétale pour réduire l’impact de l’histamine sur le système nerveux central.
Les troubles ORL et l’intolérance à l’histamine
L’excès d’histamine peut causer des troubles ORL comme des otites et des infections des voies respiratoires supérieures en raison de ses effets pro-inflammatoires et vasodilatateurs.
En augmentant la perméabilité des vaisseaux sanguins, l’histamine facilite l’infiltration de cellules inflammatoires dans les tissus des oreilles et des voies respiratoires. Or ce phénomène entraîne une inflammation accrue, des douleurs, des gonflements et des infections récurrentes.
Chez les enfants atteints de TDAH, ces effets sont souvent plus prononcés, car leur système immunitaire et leur réponse inflammatoire peuvent déjà être déséquilibrés.
Adoptez une alimentation hypoallergénique en réduisant la consommation d’aliments riches en histamine pour atténuer ces symptômes et améliorer la santé générale des enfants atteints de TDAH.
En somme, un excès d’histamine peut causer divers problèmes de santé. Cela peut aller des troubles intestinaux aux migraines, en passant par les problèmes de peau, l’asthme et les infections ORL. Reconnaître et gérer cette intolérance peut significativement améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
Quelles sont les conséquences de l’intolérance à l’histamine ?
Lorsqu’elle n’est pas traitée, l’intolérance à l’histamine peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie. Les symptômes chroniques tels que la fatigue persistante, les troubles du sommeil fréquents, et une détérioration générale de la santé peuvent devenir des défis constants pour ceux qui en souffrent.
De plus, des niveaux élevés d’histamine peuvent induire une inflammation chronique. En conséquence, cette inflammation peut aggraver d’autres conditions de santé, telles que les maladies inflammatoires de l’intestin, les troubles auto-immuns, ainsi que des troubles mentaux comme l’anxiété et la dépression.
En parallèle, l’intolérance à l’histamine interfère également avec les activités quotidiennes. Les symptômes imprévisibles compliquent la gestion tant professionnelle que personnelle.
Les absences fréquentes au travail, les limitations dans les activités sociales, et la diminution de la capacité à participer à des activités physiques ont un impact profond sur la qualité de vie globale.
Pourquoi l’intolérance à l’histamine est-elle plus répandue aujourd’hui ?
Elle semble être plus courante aujourd’hui, et plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance.
Les changements alimentaires
Les régimes modernes incluent de nombreux aliments riches en histamine, tels que les fromages fermentés, les viandes transformées, et les boissons alcoolisées. De plus, les additifs alimentaires et les conservateurs peuvent également augmenter les niveaux d’histamine.
Changements dans les habitudes de vie
Les modes de vie modernes, caractérisés par une sédentarité accrue et une exposition limitée à la nature, peuvent également contribuer à une altération du métabolisme de l’histamine. L’activité physique régulière aide à réguler les fonctions corporelles, y compris la dégradation de l’histamine.
Le stress
Le stress chronique peut affecter la digestion et la dégradation de l’histamine, augmentant ainsi les symptômes d’intolérance.
Les polluants environnementaux
L’exposition accrue aux toxines et aux produits chimiques peut altérer la capacité du corps à gérer l’histamine. Les pesticides, les polluants atmosphériques, et même certains produits de nettoyage peuvent inhiber les enzymes responsables de la dégradation de l’histamine.
Sur-utilisation des produits de santé et de beauté
L’utilisation excessive de produits cosmétiques et de soins personnels contenant des produits chimiques peut également affecter la tolérance à l’histamine. Ces produits peuvent contenir des substances qui libèrent de l’histamine ou inhibent les enzymes de dégradation de l’histamine.
Le microbiote intestinal
Un déséquilibre dans la flore intestinale peut également jouer un rôle. Les bactéries bénéfiques aident à décomposer l’histamine, et un microbiome déséquilibré peut entraîner une accumulation d’histamine.
Les médicaments
L’utilisation accrue de médicaments, tels que les antibiotiques, les antidépresseurs, et les anti-inflammatoires, peut inhiber l’activité des enzymes qui décomposent l’histamine.
La génétique
Une partie de la population a un déficit génétique de DAO. Il est pertinent d’avoir recours à ces tests dès lors qu’il y a cumulation de symptômes depuis la petite enfance.
Infections chroniques et inflammations
Les infections chroniques et les inflammations peuvent épuiser les réserves enzymatiques nécessaires à la dégradation de l’histamine, aggravant ainsi les symptômes d’intolérance.
Par exemple, les infections bactériennes récurrentes peuvent perturber l’équilibre de la flore intestinale et réduire l’efficacité des enzymes comme la DAO.
Autrefois rare, l’intolérance à l’histamine semble aujourd’hui être un trouble de plus en plus répandu, ce qui reflète les nombreux changements de notre époque moderne.
En effet, notre corps est soumis à des pressions sans précédent qui peuvent perturber l’équilibre délicat de l’histamine. En effet, nos régimes alimentaires sont transformés, nos vies stressantes, des polluants omniprésents et nous consommons bon nombre de médicaments.
Comment détecter des intolérances à l’histamine ? Quel test ?
L’intolérance à l’histamine peut être difficile à diagnostiquer car ses symptômes ressemblent à ceux de nombreuses autres conditions. Voici quelques méthodes pour détecter une intolérance à l’histamine.
Test génétique
Le gène AOC1
Il est responsable de la production de l’enzyme DAO, qui pour rappel, dégrade l’histamine dans le corps. AOC1 signifie : amine oxidase, copper containing 1.
Le gène HNMT
Comme pour de nombreux gènes, il peut présenter des variations génétiques appelées SNP (Single Nucleotide Polymorphisms). Ainsi, Ces variations peuvent influencer l’activité enzymatique de l’HNMT, affectant la capacité du corps à métaboliser l’histamine efficacement, notamment dans le système nerveux central.
Une mutation ou une variation dans ces gènes peut entraîner une diminution de l’activité de la DAO, et provoquer une intolérance à l’histamine. Certains laboratoires réalisent ce type de test.
Test ELISA
Le test ELISA (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay) est une méthode couramment utilisée pour évaluer l’activité enzymatique de la DAO (diamine oxydase). Ce test mesure les niveaux de l’enzyme DAO dans le sang, permettant d’estimer la capacité du corps à dégrader l’histamine.
ILes médecins utilisent principalement ce test pour diagnostiquer une carence en DAO chez les personnes présentant des symptômes d’intolérance à l’histamine.
Les résultats du test peuvent aider à orienter les stratégies de traitement, telles que les modifications alimentaires et la supplémentation en DAO.
Non invasif (un simple échantillon de sang suffit), il est capable de détecter même de faibles niveaux d’enzymes dans le sang. Les résultats s’obtiennent en quelques heures.
Les niveaux de DAO peuvent varier en fonction de divers facteurs, y compris le régime alimentaire, les médicaments, et l’état de santé général.
Un faible niveau de DAO ne signifie pas nécessairement une intolérance à l’histamine. De plus, les médecins doivent interpréter les résultats en conjonction avec les symptômes cliniques et d’autres tests diagnostiques.
Journaux alimentaires
Tenir un journal alimentaire détaillé peut aider à identifier les déclencheurs alimentaires. Notez ce que vous mangez et buvez, ainsi que les symptômes que vous ressentez. Cela peut aider à faire des liens entre la consommation d’aliments riches en histamine et l’apparition des symptômes.
Tests de provocation
- Test oral d’histamine : l’histamine est administrée sous forme de capsules ou de solution pour évaluer la réponse digestive,
- Test cutané à l’histamine : l’histamine est injectée sous la peau pour évaluer la réponse allergique immédiate,
- Test de provocation alimentaire : l’histamine est consommée sous forme d’aliments connus pour être riches en histamine pour observer la réponse globale du corps. Pendant le test, les professionnels de santé surveillent attentivement les symptômes du patient, y compris les réactions cutanées, respiratoires, gastro-intestinales ou autres. Les chercheurs enregistrent et analysent les symptômes qui apparaissent pendant ou après le test pour confirmer ou exclure le diagnostic d’intolérance à l’histamine.
Dosage de l’histamine plasmique
Si le test ELISA cible spécifiquement des antigènes, des protéines ou d’autres substances spécifiques détectées par des anticorps, le dosage plasmique, quant à lui, cible spécifiquement l’histamine comme substance mesurable. En effet, ce test mesure directement la concentration d’histamine dans le plasma sanguin.
Des niveaux élevés peuvent indiquer une intolérance à l’histamine ou une libération excessive d’histamine.
Dosage de l’histamine urinaire
Ce test mesure la quantité d’histamine excrétée dans l’urine sur une période de 24 heures. Des niveaux élevés peuvent également indiquer une intolérance à l’histamine.
Mesure de l’histamine fécale
La mesure de l’histamine fécale permet d’évaluer la quantité d’histamine présente dans l’intestin. En effet, des niveaux élevés peuvent indiquer une accumulation d’histamine dans le tractus gastro-intestinal, souvent associée à des conditions comme l’intolérance à l’histamine, le syndrome de l’intestin irritable (SII) ou d’autres troubles intestinaux.
Cependant, s’il n’y a pas beaucoup d’histamine fécale, cela ne permet pas de conclure qu’il n’y a pas d’histamine, car il peut y avoir un excès d’histamine tissulaire.
Par ailleurs, si vous avez trop d’histamine fécale, vous ne savez pas si votre DAO fonctionne bien, moyennement ou mal. Il serait donc aussi nécessaire de faire le test de la DAO.
Mais par quoi faut-il commencer ?
Commencez par compter le nombre de symptômes liés à une probable intolérance à l’histamine, puis testez une diète sans histamine pendant 15 jours.
S’il y a amélioration, cela fournira une indication fiable sur la probabilité d’histaminose.
Par conséquent, on pourra envisager une prise en charge globale et multifactorielle, incluant des aspects alimentaires, micro-nutritionnels et psycho-émotionnels.
En effet, l’aspect psychologique joue un rôle important dans ce domaine, comme le témoignent toutes les personnes concernées.
Ensuite, le test ELISA peut confirmer que l’enzyme fonctionne moyennement ou bien ou très mal, donc s’il y a histaminose et pourquoi. Malheureusement, ça n’indiquera pas s’il y a présence d’histamine fécale et les causes de la faiblesse de la DAO (il faudra continuer l’enquête pour le savoir).
Aussi, il arrive que la DAO soit normale mais qu’il y ait tout de même de l’histamine fécale en excès. Et en effet, la DAO peut être trop occupée à dégrader les amines biogènes générées par un déséquilibre intestinal (bactéries de putréfaction).
Généralement les médecins ne s’occupent pas de mesurer la DAO ( sauf médecins fonctionnels formés à la santé nutritionnelle).
Des laboratoires (Belgique et Luxemboug) proposent non seulement le dosage sanguin de l’activité de la DAO, mais aussi un test génétique sur la DAO. C’est sans ordonnance et non remboursé !
Quels aliments contiennent de l’histamine ?
De nombreux aliments courants sont riches en histamine et peuvent déclencher des symptômes chez les personnes intolérantes.
Soit l’aliment contient de l’histamine d’origine animale, soit il contient à la base de l’histidine (cet acide aminé qui se transforme en histamine sous l’effet d’une enzyme lors d’une conservation longue). C’est pourquoi on trouve l’histamine dans les aliments fermentés, marinés, transformés, fumés, les charcuteries, les conserves.
Il y a aussi des aliments qui, sans contenir de l’histamine, sont libérateurs d’histamine dans le corps.
Ils sont riches en histidine OU en ont déjà subi une 1ère décarboxylation du fait de leur durée de conservation.
Donc pour les aliments non frais, de salaison, sous vide, de fermentation en bocaux, en conserves, l’histidine se transforme en histamine.
Voici quelques exemples :
- Viandes et poissons fermentés : Les viandes transformées et la charcuterie comme le jambon, le salami, et les saucisses, les anchois, les harengs, le salami, les poissons gras comme le saumon, la truite, le maquereau, les sardines,
- Poissons en conserve : Les sardines, le thon, et le maquereau,
- Fromages vieillis/fermentés : Roquefort, parmesan, camembert, cheddar vieilli ,
- Les abats comme le foie, les rognons,
- Les oléagineux (amandes, noix),
- Les légumineuses (lentilles, pois, haricots secs),
- Certains fruits et légumes comme les fraises, les agrumes, les tomates, les épinards, les aubergines,
- La sauce soja, le café, le thé (c’est surtout le thé noir qui bloque la DAO, pas le thé vert),
- Boissons alcoolisées : vin rouge, champagne, bière, certaines liqueurs,
- Légumes fermentés : Choucroute, kimchi, cornichons,
- Autres aliments : Vinaigre, épinards, tomates, aubergines, champignons, soja fermenté (comme le miso et le tempeh).
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Quoi faire quand on est atteint d’intolérance à l’histamine ?
Le diagnostic et la gestion de l’intolérance à l’histamine reposent souvent sur plusieurs étapes.
Initialement, le diagnostic exclut d’autres conditions médicales et peut inclure des tests sanguins pour mesurer l’activité de la DAO.
La prise en charge commence par l’adoption d’un régime alimentaire pauvre en histamine, sulfites, et parfois en salicylates ou oxalates, ainsi qu’en additifs. Un carnet alimentaire peut aider à identifier les déclencheurs alimentaires spécifiques.
De plus, les antihistaminiques peuvent soulager rapidement les symptômes, bien qu’ils ne soient pas toujours bien tolérés. Ils ciblent différents récepteurs d’histamine (H1, H2, H3, H4) selon les besoins individuels, comme le Donormyl pour améliorer le sommeil en régulant l’histamine.
En complément, vous pouvez utiliser des suppléments de DAO pour soutenir la dégradation de l’histamine, parfois en association avec de la catalase pour une meilleure efficacité.
Certains antioxydants comme l’arginine, la quercétine et le magnésium peuvent également aider à modérer les réactions des mastocytes. Il est crucial de choisir des formules sans excipients, souvent mal tolérés par les intolérants à l’histamine.
En parallèle, il est essentiel de traiter les causes sous-jacentes de l’intolérance à l’histamine, telles que les déséquilibres hormonaux, le stress chronique, les troubles intestinaux et les carences nutritionnelles.
De plus, une gestion efficace inclut également la réduction de l’exposition aux allergènes environnementaux comme les moisissures et les poussières. Aussi, cela peuvent aggraver les symptômes.
En conclusion, la prise en charge de l’intolérance à l’histamine est globale et nécessite une approche méthodique et personnalisée.
Collaborer avec un professionnel de santé est recommandé pour optimiser les résultats et améliorer la qualité de vie.
Les 6 premiers conseils
- Évitez les déclencheurs alimentaires : identifiez et évitez les aliments qui déclenchent vos symptômes.
- Tenez un journal alimentaire : suivez ce que vous mangez et les symptômes que vous ressentez pour mieux comprendre vos déclencheurs.
- Gérez votre environnement : réduisez votre exposition aux polluants environnementaux et aux allergènes.
- Pratiquez la gestion du stress : utilisez des techniques de relaxation pour diminuer le stress et l’anxiété.
- Suppléments de DAO : prenez des suppléments de diamine oxydase sous la supervision de votre professionnel de santé.
- Hydratation adéquate : assurez-vous de boire suffisamment d’eau chaque jour.
Quelques alternatives compatibles
Pour ceux qui souffrent d’intolérance à l’histamine, il existe des alternatives alimentaires qui peuvent être consommées sans risque :
- Protéines fraîches : poulet, bœuf, et poisson frais non transformés,
- Fruits et légumes frais : pommes, poires, melons, brocoli, carottes, courgettes,
- Grains et légumineuses :riz, quinoa, lentilles (préparées fraîches, non fermentées),
- Laitages frais : lait, beurre, et certains yaourts (vérifiez la tolérance individuelle).
Conclusion
L’intolérance à l’histamine est une condition complexe qui peut affecter de nombreux aspects de la santé.
En adoptant une approche globale et personnalisée, ainsi qu’en comprenant les déclencheurs alimentaires et environnementaux, on peut gérer efficacement cette condition. De plus, travailler avec un professionnel de santé facilite grandement cette gestion.
La naturopathie offre une perspective unique et holistique pour aborder l’intolérance à l’histamine, mettant l’accent sur l’équilibre et le bien-être général.
En comprenant mieux l’intolérance à l’histamine et en adoptant des stratégies pour la gérer, les individus peuvent améliorer leur qualité de vie et retrouver un bien-être optimal.
Pourquoi consulter un naturopathe ?
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